création de centres permanents de dépistage volontaire

Le test VIH/SIDA  est, en effet, le seul moyen pour la personne exposée au risque d’infection de connaître son statut sérologique de manière à éviter les infections d'autrui et à développer d’autres méthodes de prévention (abstinence, fidélité et test systématique).

En décembre 2003, KAF crée le premier centre permanent de dépistage volontaire du VIH/SIDA dans la ville de Bukavu (1 million d'habitants), précisément au numéro 120 de l’avenue Patrice Emery LUMUMBA, en commune d’IBANDA. La mise en place de ce premier centre créé par une ONG locale a été possible après plusieurs années de collaboration avec les centres de santé de Kamituga (SOLU-LUYU, AFYA et l’hôpital général de Kamituga) et d’Uvira (Centre de santé Santa Gema des religieuses de la congrégation du même nom à Kamvivira).

Le 18 novembre 2004, KAF ouvre un deuxième centre de dépistage volontaire du VIH/SIDA dans la cité minière de KAMITUGA. Il est implanté dans l’enceinte de l’hôpital général de KAMITUGA et fonctionne sous la supervision du médecin directeur de cette institution publique. Actuellement ce CDV (Centre de dépistage volontaire) fonctionne dans des bâtiments autonomes de KAF sis au Centre commercial de Kamituga. Ce centre de dépistage est le premier du genre dans le territoire enclavé de Mwenga (12'000 kilomètres carrés et 500'000 habitants).

Ces centres ont été soutenus jusqu’en 2010 par SIDA Information Suisse.

Plus de 50'000 personnes se sont déjà fait dépistés gratuitement dans ces centres. Quant au taux de prévalence, il est pour la ville de Bukavu de 5-6% alors qu’il est de 12% pour la ville minière de Kamituga.


prévention par L’information

Ce programme consiste à informer sur la manière de désinfecter les objets pouvant être contaminés (avec l’eau de javel, alcool…) et sur le risque de contamination par le VIH/Sida (sexualité, accouchement, utilisation de seringues, transplantations d’organes, lames de rasoir ou dents de serpent lors de tatouage chez le féticheur).

Des dépliants informatifs sont distribués lors des séances de sensibilisation des groupes stratégiques dans la lutte contre la propagation du SIDA, notamment les femmes enceintes, les femmes victimes de violences sexuelles, les prostitués, les prisonniers, les militaires appartenant aux forces régulières de l’armée congolaise, les jeunes en âge d’activité sexuelle.

Cette campagne de sensibilisation passe également par les médias (radios locales, internet et notre bulletin d’information «les ANAWIM du Kivu»).

 

Pour plus d'informations accédez à nos rapports sur ce programme.